Tag Archives: Québec

:: Festival Oktoberfest des Québécois

21 set

Iris Gagnon-Paradis
http://www.voir.ca

Déguster le Québec

Pour sa cinquième édition, le Festival Oktoberfest des Québécois voit grand et s’est adjoint les services du biérologue Mario D’Eer, en plus de proposer, fidèle à son habitude, le plus gros rassemblement de microbrasseries québécoises de la province, dans une ambiance unique, à la bavaroise.

L’Oktoberfest des Québécois, c’est “un contenant bavarois avec un contenu québécois”. Une image proposée par Nadia Saïdani, co-organisatrice de l’animé festival qui réunira pour une cinquième année consécutive à Mascouche 23 microbrasseries (dont 5 nouvelles) venues de partout dans la province. Reproduisant l’atmosphère du fameux rassemblement qui se déroule chaque année à Munich en octobre (et qui fête en 2010 son 200e anniversaire!), le festival version québécoise a lieu au début septembre, question d’assurer un climat propice à boire de la bière à l’extérieur sans se geler le bout des doigts!

Autre distinction: l’Oktoberfest des Québécois met l’accent sur la dégustation et la consommation responsable. La beuverie n’est donc pas au programme pour cet événement qui se veut familial et porté sur la découverte. Un concept qui plaît bien à Mario D’Eer, biérologue passionné de “broue” et auteur de 14 livres sur le sujet (dont Épousailles bières et fromages), qui agit fièrement à titre de porte-parole cette année. “Un des sous-thèmes de l’événement et que j’ai toujours fait mien, c’est “Boire moins, boire mieux””, explique-t-il, ajoutant que “c’est un beau festival champêtre qui s’adresse à tout le monde, organisé autour d’un étang sur un site naturel à couper le souffle”.

À cet effet, l’organisation a voulu cette année élargir son concept aux produits artisanaux québécois. Qu’on pense au cidre, qu’on pourra boire en fût, aux alcools fins, mais aussi aux produits agroalimentaires du terroir, qui seront réunis dans Le Marché, nouveau lieu où l’on pourra faire des emplettes à rapporter à la maison. “Il se fait tellement de produits extraordinaires au Québec, c’était important pour nous de mettre cela de l’avant et de faire du festival un événement pour tous”, poursuit Mme Saïdani qui mentionne du même souffle la multitude d’activités – monde forain, spectacles de musique, soirées dansantes bavaroises – pour petits et grands qui se dérouleront durant les trois jours de festivités.

Un élan prometteur

Les microbrasseries du Québec sont en pleine expansion; seulement en 2009, la consommation de leurs produits a augmenté de 12 %. Une situation qui s’explique, selon M. D’Eer, par la variété, la disponibilité et l’excellence des produits, ainsi que par les nouvelles générations, qui sont nées dans un monde où les micros existaient déjà. “La particularité du Québec comme paradis de la bière est vraiment unique au monde, avance-t-il. Je suis allé faire mon tour régulièrement en Europe et aux États-Unis et il n’y a aucun doute dans mon esprit à l’effet que la province est le meilleur endroit au monde pour déguster de la bière.”

En effet, si des pays comme la Belgique, l’Allemagne et l’Angleterre atteignent l’excellence dans un type de bière particulier, c’est au Québec qu’on retrouve le plus grand choix, tous types de bière confondus. “Non seulement on a des micros qui ont atteint la maîtrise des techniques brassicoles de ces trois pays, mais en plus, nombre d’entre elles inventent des bières tout à fait originales!” s’enthousiasme le biérologue en donnant en exemple l’Apico, créée par Boquébière à Sherbrooke, une bière sans gaz carbonique, sucrée, qu’il compare au… vin de xérès! “L’autre fois, un copain belge me disait qu’aucune bière ne pouvait bien aller avec le foie gras; je lui ai fait goûter l’Apico et il est tombé sur le cul!” raconte le coloré personnage.

Les “épousailles” sont un des dadas de Mario D’Eer. Un de ses “classiques”: la Boréale rousse avec le cheddar Le Chèvre Noir, un accord qu’il décrit comme “orgasmique, où le caramel de la bière fait ressortir la crème du fromage et où la quintessence doucereuse des deux s’unit pour devenir un dessert, une sorte de crème caramel”. Tentés? Il animera durant le festival des ateliers de dégustation qui, dit-il, n’auront rien d’élitiste car “chacun est roi de décider ce qu’il aime ou pas”. Son concept? “Je choisis quelques bières et fromages et ça devient un cruising bar, une piste de danse où chaque fromage rencontre plusieurs bières et vice-versa, et où l’on observe les interactions qui se passent. L’important, ce n’est pas d’avoir tout de suite en bouche le couple parfait, mais de goûter, de chercher, d’avoir du plaisir!” conclut-il.

Festival Oktoberfest des Québécois
Du 10 au 12 septembre
Au parc du Grand-Coteau à Mascouche
www.oktoberfestdesquebecois.com

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:: Imigrantes no Québec

26 out

Por RODRIGO VIDAL FERRAZ

https://rodrigovf.wordpress.com

26 de outubro de 2009

O Québec lançou há algumas semanas a campanha publicitária L’immigration, c’est Bienvenue! Uma vasta operação de promoção da contribuição dos imigrantes à prosperidade do Québec.

O objetivo da campanha é conscientizar o canadense francês que o imigrante faz parte da nova sociedade do Québec e que ele é uma peça chave para o seu desenvolvimento.

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Eu já vi a propaganda na televisão local e particularmente acho importante esse trabalho. Em Montreal, a segunda maior cidade do Canadá, a população é bem aberta aos imigrantes, seja na questão social ou na hora de procurar emprego, mas em algumas outras cidades, menores e mais fechadas, existe ainda uma certa resistência por parte de uma minoria.

Bola dentro do governo…

Clique aqui para ver o vídeo da campanha.

:: 36 000 participants au Défi Climat

12 maio

Par MARLÈNE JOSEPH-BLAIS

http://www.journalmetro.com

8 mai 2009

Plus de 36 000 Québécois se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) en participant au Défi Climat cette année.

Ces personnes devront produire une tonne et demie de GES de moins par année. Les résultats totaux équivaudraient à retirer 16 000 voitures de la circulation.

Les participants sont em­ployés par 290 entreprises à Québec et à Montréal. Le porte-parole du Défi Climat, Steven Guilbeault, affirme que l’objectif est de permettre à toutes les régions du Qué­bec d’y participer. Il affirme toutefois que, pour aider, le gouvernement pourrait en faire un projet provincial.

* Pour savoir plus concernant le Défi Climat, cliquez ici.

:: Bixi, blogue et bullshit

12 maio

Par PATRICK LAGACÉ

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace

12 mai 2009

C’est l’histoire d’un blogue sur le vélo. Créé quelque part en 2008 par trois Montréalais: Mélanie Gomez, Jean-Michel Simoneau et Pénélope Riopelle. Nom du blogue: «À vélo citoyens».

Ce blogue, c’est une idée née «spontanément», quand ces trois cyclistes se sont rencontrés «de manière fortuite», expliquent-ils sur «À vélo citoyens».

L’idée? Promouvoir le vélo comme principal moyen de transport à Montréal. Ce sont les mots de Mélanie, Jean-Michel et Pénélope eux-mêmes.

Un bon blogue, je dois le dire. Mis à jour souvent. Bien écrit. Sujets variés.

Les trois amis se sont investis dans cette aventure web. Mélanie a même produit des clips pro-vélo très bien faits, pour le blogue. Jean-Michel allait intervenir sur d’autres blogues, allait commenter des textes du Devoir, invitant les lecteurs à venir lire «À vélo citoyens».

Pour faire la promotion du blogue, Gomez, Simoneau et Riopelle ont créé une page Facebook. Nombre de membres: 1300. Les trois cyclistes avaient, chacun de leur côté, une page Facebook. Mélanie Gomez étant la plus prolifique: 1400 amis.

Les efforts de Gomez, Simoneau et Riopelle ont été récompensés, en juillet 2008. Leur blogue a sorti, en exclusivité, un petit scoop: une photo du prototype du Bixi, le vélo libre-service parrainé par la Ville de Montréal, envoyée par un informateur.

Sur la photo, on voit un type chauve chevauchant le Bixi, sous la pluie.

Quelques jours plus tard, Stationnement de Montréal confirme au blogue «À vélo citoyens» qu’il s’agit bel et bien d’un prototype du Bixi. C’est Alain Ayotte, vice-président de Stationnement de Montréal, qui chapeaute l’implantation du Bixi, qui accorde l’entrevue au blogue.

Voilà. C’est l’histoire, en apparence banale, d’un blogue animé par des citoyens passionnés.

Il n’y a qu’un petit pépin dans l’histoire que je vous raconte ci-haut.

Tout est faux.

Le blogue n’est pas une idée née «spontanément». La rencontre des trois cyclistes-blogueurs n’est pas «fortuite». Pour une raison bien simple: ils n’existent pas!

Gomez, Simoneau et Riopelle ont été créés au 1434, rue Sainte-Catherine Ouest, l’adresse de Morrow Communications, propriété d’André Morrow, qui assure le marketing, les communications stratégiques ou publicitaires de nombreux clients privés et publics.

La boîte de M. Morrow a créé le faux blogue et les faux citoyens pour le compte de son client, Stationnement de Montréal, afin de mousser l’arrivée de Bixi, le service de vélo libre-service lancé ce matin.

Question: ce blogue est-il une arnaque?

***

Jacques Nantel, prof aux HEC, spécialiste du marketing, écoute l’histoire que je viens de vous raconter. Qu’en pense-t-il?

«C’est astucieux, on peut s’entendre là-dessus. Ça joue dans la zone non tracée du web 2.0. C’est à la limite de l’éthique. Mais je ne suis pas prêt à dire que c’est hautement condamnable.»

Pour le prof Nantel, le faux blogue créé par Morrow Communications s’inscrit dans la lignée du marketing de guérilla, «qui est undercover» et représente une technique «qu’on risque de voir de plus en plus dans la prochaine décennie».

– Le vrai du faux est difficile à distinguer…

– Oui, dit Jacques Nantel. Et c’est là que le web 2.0 est à la fois pernicieux et fascinant.

***

Créer un faux blogue animé par des personnes qui n’existent pas, sans jamais révéler qu’il s’agit là d’un rouage d’une campagne de marketing, est-ce une arnaque?

Chez Morrow Communications et chez Stationnement de Montréal, où on a reconnu que le blogue «À vélo citoyens» a été créé de toutes pièces, ma question a été accueillie avec indignation.

André Morrow, qui a eu le contrat de la promotion du Bixi via un appel d’offres: «On a fait du marketing viral, pour faire connaître le principe du vélo en libre-service, en partant de passionnés de vélo, pour susciter de l’intérêt, pour créer un buzz.»

Michel Philibert, directeur, communications-marketing, chez Stationnement de Montréal: «La stratégie virale, ça fait partie de la pub. Non, ce n’était pas de la manipulation. La manipulation, c’est mercantile. Stationnement de Montréal, c’est privé, mais Bixi est un service public. On veut que ça marche.»

Morrow: «Je n’ai aucun problème avec ce blogue, avec cette campagne. Il n’y a pas eu de malversations. C’est legit.»

MM. Morrow et Philibert, interviewés séparément, ont insisté sur le côté «positif» du Bixi, qui vise à pousser les Montréalais à faire du vélo. Positif dans le sens de bon-pour-l’environnement, bon-pour-la-santé.

Ma réponse à MM. Morrow et Philibert: là n’est pas la question.

Le public a été trompé. Jamais on n’a dit aux lecteurs du blogue, aux 1300 membres de la page Facebook d’«À vélo citoyens», aux 1400 amis de «Mélanie Gomez», qu’ils participaient à un effort de marketing souterrain.

Pour André Morrow, qui conseille à l’occasion le maire Gérald Tremblay, la création des personnages Gomez, Simoneau et Riopelle n’a rien de répréhensible. «Il y a des personnages sur Twitter et sur YouTube aussi. Il n’y a rien de mal à ça.»

Dans les bureaux de Stationnement de Montréal, j’ai évoqué la « rencontre fortuite » de Gomez, Simoneau et Riopelle, décrite sur le blogue.

– C’est de la manipulation, ça, non?

– Le mot est gros…

– Et ces trois «personnes», qui interagissaient avec les internautes?

– C’est, dit M. Philibert, une façon de rejoindre les gens.

– Mais c’est un mensonge, ils n’existent pas!

– Si on avait fait un blogue hébergé par Stationnement de Montréal, personne n’aurait été intéressé. Et puis, ça se fait ailleurs…

– Où?

– Je ne sais pas. Mais ça se fait.

***

Michel Philibert a raison. Déguiser une campagne de marketing en mouvement de citoyens qui s’impliquent «spontanément», ça se fait.

Aux États-Unis, on appelle ça de l’astroturfing. Pour AstroTurf : du gazon artificiel. Par opposition aux mouvements citoyens, qu’on qualifie de «grassroot». Traduction : issus du gazon, du terreau. On appelle aussi ça du «sock puppeting», où un internaute se crée une fausse identité, une marionnette virtuelle, pour parler de lui-même.

La grande firme de relations publiques Edelman, par exemple, a été publiquement humiliée pour délit d’ «astroturfing» et de «sock puppeting»: elle animait subrepticement des blogues de faux citoyens faisant la promotion d’un de ses clients, Walmart.

Et ces deux pratiques de l’ombre sont prohibées, sans qu’on y réfère par leurs noms, par le code d’éthique du Public Relations Society of America.

***

Alors, ce faux blogue cycliste animé par Morrow Communications, pour le compte de Stationnement de Montréal, est-ce une arnaque, M. le chroniqueur?

Eh bien, laissez-moi citer Harry G. Frankfurt, prof de philosophie à l’université Princeton. L’homme a écrit un livre sur – sans blague – la bullshit (1). En entrevue, il a eu ces paroles de sagesse:

«L’augmentation du niveau de bullshit dans la vie contemporaine s’explique par l’intensité du marketing dans la société contemporaine…»

Et qu’est-ce que la bullshit, au fait, professeur ?

«Il s’agit d’un manque de considération pour ce qui est vrai et ce qui est faux.»

Ça décrit parfaitement ce qui a été concocté pour vous faire aimer de façon subliminale le vélo libre-service qui est lancé aujourd’hui. Un manque de considération pour ce qui est vrai et pour ce qui est faux.

De la bullshit, créée pour un produit unique et louable: le Bixi.

Mais de la bullshit quand même.

(1) On Bullshit, Princeton University Press, 2005

:: 100% Web-based advertising

27 abr

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Tourisme Montréal once again innovates this spring with a shift to 100% Web-based advertising to reach leisure markets and ensure enhanced influence for Montréal in travel and tourism circles. Indeed, the promotional organization which inaugurated the new Tourisme Montréal website in May 2008 recently launched an entirely Web-based promotional offensive designed to respond to changing consumer consumption trends.

Gradually introduced in recent years, the shift to Web-based advertising by our promotional organization has proven tremendously successful when one looks at results obtained to date in terms of campaign performance and increased website traffic.

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The threefold aim of this new campaign, developed in cooperation with the advertising agencies Sid Lee and Cossette Media, is to enhance Montreal notoriety as an urban destination ideal for short-term getaways, to persuade consumers to visit Montréal by showcasing our Sweet Deal (3rd night at half price), and to assist potential visitors in planning their Montréal vacation. The Web-based format enables Tourisme Montréal to achieve each of these three goals through banners present on travel and lifestyle sites, and a Web 2.0 strategy dubbed ‘Get the local buzz from Montréal Insiders’. The latter features five Montréal insiders whose mission it is to portray their individual passions for arts and culture, epicurean life, gay life, nightlife and girls’ getaways. This campaign is aimed specifically at leisure markets in Ontario and the United States.

“Given challenging economic conditions worldwide, we, like many other organizations, have had to revisit our budget and cut back on various expenses, including those relating to print campaigns,” stated Charles Lapointe, President and Chief Executive Officer of Tourisme Montréal. “However, our repositioning is also rooted in changing consumer trends. Indeed, travelers today are increasingly inclined to select their future travel destination on the Web as they are able to preview what they are likely to encounter upon arrival. By relying on the latest technology and shifting to 100% Web-based advertising, Tourisme Montréal can, as opposed to more traditional style advertising, accurately assess campaign impact with target audiences and maximize investments in this regard,” Mr Lapointe went on to explain.

This new approach is designed to support the strategy instituted in recent years by our promotional organization, a strategy which targets all points of contact on the Web while remaining true to ourselves, presenting target audiences with a wealth of content tailored specifically to their interests, and providing browsers with Montréal travel experience through a tangible experience intended to set Montréal apart from rivals.

The rethinking of the Tourisme Montréal website in May 2008 and implementation in 2005 of a tool designed to provide for an exhaustive watch of all Web-based information relating to Montréal together bode well for the success of the current campaign.

In December 2008, the Tourisme Montréal website won the 2008 Boomerang Grand Prize in the interactive marketing category, as well as the Grand Prize in the promotional site category. Then on 8 April 2009, Tourisme Montréal was awarded the Créa Grand Prize in the promotional website category. Créa is a contest which endeavors to underscore and promote excellence in advertising creation in Québec.

:: L’autoproduction d’électricité

25 abr

Par DANIKA LANDRY

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

UN CHOIX MARGINAL AU QUÉBEC

Les abonnés d’Hydro-Québec qui ont recours aux sources d’énergie renouvelables pour produire une partie de leur électricité demeurent une espèce rare. Seulement neuf Québécois ont été séduits par l’idée, et ce, trois ans après le lancement du projet.

Appelée mesurage net, cette option permet à des autoproducteurs détenant panneaux solaires, éoliennes ou autre système de production d’énergie renouvelable d’injecter leurs surplus dans le système d’Hydro-Québec. Ils obtiennent en échange des crédits sous forme de kilowattheures (kWh), valides pour une période de 24 mois. Seule la consommation d’énergie en provenance du réseau d’Hydro-Québec leur est facturée.

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Résidant de Kirkland, Brian Wilkinson a adhéré au mesurage net quelques semaines après sa mise sur pied. Le président et fondateur de Matrix Énergie, une compagnie de distribution et de fabrication de matériel nécessaire à la production d’énergie renouvelable, attendait ce jour depuis 1985.

«Je voulais démontrer que l’autoproduction est possible, que ce n’est pas trop compliqué», explique l’homme d’affaires. Il s’est lancé dans l’aventure du mesurage net d’abord et avant tout pour acquérir une certaine indépendance énergétique à l’égard du système d’Hydro-Québec.

Au Québec, quiconque souhaite produire une partie de son énergie tout en demeurant raccordé au réseau d’Hydro-Québec doit adhérer au mesurage net. Les autoproducteurs sont autorisés à générer une quantité d’électricité équivalente ou légèrement supérieure à leurs propres besoins. Clients résidentiels, agricoles et d’affaires «de petite puissance» sont admissibles. Le plafond annuel équivaut à 130 000 kWh. À titre de comparaison, la consommation annuelle d’une maison unifamiliale oscille autour de 26 484 kWh.

Jusqu’à présent, le programme a surtout attiré des initiés, concède Hydro-Québec. «Ce sont surtout des gens préoccupés par l’environnement ou qui détiennent des connaissances techniques poussées», explique l’attachée de presse Hélène Laurin.

Complexe et peu rentable

Or, le mesurage net rime rarement avec rentabilité, du moins à court terme. Les économies sur la facture d’électricité pèsent peu comparativement au coût très élevé de l’équipement, de son installation et de son inspection, tous aux frais de l’autoproducteur. Seule l’installation d’un compteur à double registre est assumée par Hydro-Québec.

Bien que peu loquace à ce sujet, Brian Wilkinson affirme avoir déboursé de 15 000 $ à 20 000 $ pour son système. Celui-ci, composé de huit panneaux solaires – la forme d’énergie privilégiée par les Québécois adhérant au mesurage net –, lui permet de produire de 8 % à 10 % de l’énergie nécessaire au fonctionnement de sa maison.

«Pour le moment, au Québec, [installer un tel système] n’est pas une question de rentabilité. C’est purement un choix personnel», martèle cet apôtre de l’autoproduction, qui prévoit voir les bénéfices de son investissement dans quelques décennies.

Professeur de gestion à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau partage cet avis. En raison du prix des installations, «ça coûte certainement plus que 20 sous le kWh pour produire avec du solaire, par exemple, alors qu’Hydro-Québec crédite 6 ou 7 sous du kWh», illustre ce spécialiste des politiques énergétiques, qui y voit une perte financière.

Pas étonnant, donc, que les citoyens désirant faire leur part choisissent plutôt de réduire leur consommation, soutient quant à lui André Fauteux, éditeur de La maison du 21e siècle, une revue sur la maison écologique.

Pas une priorité ici

Hydro-Québec reconnaît que l’investissement initial des autoproducteurs est très élevé. Mais la société d’État refuse de se laisser émouvoir. «Le mesurage net est un service de plus que l’on offre […] pour faciliter l’autoproduction, fait valoir Hélène Laurin. Nous n’offrons pas cette option dans le but d’acquérir de nouveaux kWh.»

Au point de vue juridique, Hydro-Québec ne peut acheter de l’électricité sans qu’il y ait processus d’appel d’offres. Il lui est donc impossible d’emboîter le pas à l’Ontario et d’offrir des redevances aux autoproducteurs.

Mais ce n’est peut-être qu’une question de temps. «Des démarches sont en cours actuellement afin de développer d’autres façons de faire, assure la responsable des relations médias du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Hélène Simard. Tel que mentionné dans la Stratégie énergétique du Québec, le gouvernement veut aller encore plus loin et faire en sorte que les particuliers et les entreprises qui le souhaitent puissent vendre à Hydro-Québec l’excédent de leur production.»

«Pour Hydro-Québec, l’autoproduction sert essentiellement à faire taire les critiques selon lesquelles elle y est opposée, croit pour sa part Pierre-Olivier Pineau, qui estime que le mesurage net est d’abord une opération de marketing. Sur le plan international, c’est à la mode d’avoir de petits producteurs solaires ou de la micro-éolienne.»

:: Dieu du Ciel Brew Pub, Montreal, QC

24 abr

By TOURISME MONTRÉAL

http://www.tourisme-montreal.org/What-To-Do/Nightlife

24 April 2009

Péché mortel, Aphrodisiaque, Basse Messe, Rigor Mortis Blonde, Corpus Christi, black ale, German, whites, spruce, cream and pale. These are just a few of the brews offered from the taps of Dieu du Ciel, a disarmingly delightful distraction on Laurier West in Mile End.

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The passionate proprietors concoct brews that are inspired, inventive and, above all, audacious. Feel free to experiment, as do the many regulars and neophytes who regularly enjoy a sip or three at this warm and friendly haunt.

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Dieu du Ciel
29 Laurier Street West
Montréal, Québec
H2T 2N2
514 490-9555
http://www.dieuduciel.com

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:: Un 14e Jour de la Terre au Québec

22 abr

Par STEVEN GUILBEAULT

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

Foisonne­ment : le fait d’abonder, de se développer, de se multiplier. C’est ce mot qui me vient à l’esprit quand je pense à la programmation 2009 du Jour de la Terre.

Pour voir le clip officiel de la campagne 2009, cliquez ici.

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Au Québec, on a organisé pas moins de 213 activités pour cette seule journée du 22 avril. Je vous donne quelques exemples : des membres de l’équipe de l’Aluminerie de Bécancour mettront leur tuque et leurs mitaines pour venir travailler en vélo; au complexe Desjardins de Montréal, il y a le Salon S.O.S. Terre, où on attend 20 000 participants ; et la Ville de Sainte-Julie en Montérégie lancera son plan vert.

Et je ne parle même pas des activités dans les musées ainsi que dans un nombre impressionnant d’écoles!

Un nombre grandissant

Tout se passe comme si le développement durable était sorti des cercles de spécialistes pour être mis en œuvre par un nombre grandissant de citoyens, d’organisations et, il faut le dire, d’entreprises.

Il y a cependant un bémol à ce tableau très impressionnant; c’est le comportement de certains secteurs de la classe politique canadienne et québécoise.

Au Canada, avec les conservateurs au pouvoir, le bilan est plutôt désastreux. Sur le front de la lutte aux changements climatique, leur mauvaise foi évidente a succédé aux hésitations paralysantes des libéraux. Résultat net : depuis 1990, les émissions canadiennes ont augmenté de 26 % au lieu de baisser de 6 % tel que le pays s’était engagé à le faire en signant le Protocole de Kyoto.

Au Québec, les progrès seraient nettement plus marqués, si le gouvernement en place ne multipliait pas les projets d’infrastructures autoroutières. Ceux-ci, une fois terminés, permettront à quelque 100 000 automobilistes de plus d’accéder au centre-ville de Montréal!

2009 est une année cruciale, parce qu’en novembre, se tiendra à Copen­­ha­gue, une conférence internationale pour don­ner un successeur à Kyoto.

Nous au­rons besoin de toute l’effervescence manifestée à l’occasion de ce Jour de la Terre pour pousser certains de nos dirigeants à prendre les décisions qui s’imposent pour la santé de celle qui est mise à l’honneur aujourd’hui : la Terre.