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:: Sustentabilidade é: conhecimento

22 jun

Por JAIME LERNER

http://planetasustentavel.abril.com.br

Maio de 2008

Não basta entusiasmo, é necessário ter conhecimento!

Hoje, vivemos num mundo entusiasta da sustentabilidade, mas falta informação. E isso só mudará com ações importantes, entre elas ensinar as crianças a desenvolver o senso de responsabilidade em relação à sustentabilidade.

*

O termo sustentabilidade se tornou objeto de desejo de muitos. Porém, nem todos aplicam o seu conceito na íntegra ou de forma correta. Em muitas das reuniões de que participei mundo afora encontrei os mais diversos absurdos, como nos Estados Unidos, onde prefeitos declaram ser a favor do Protocolo de Kyoto, mas, por outro lado, não têm nenhum projeto em ação.

Diante de cenários como esse, me pergunto de que adianta apoiar o protocolo se não há empenho para resolver os problemas essenciais à sustentabilidade. Receio também que as pessoas não sejam capazes de diferenciar o que é fundamental para promovê-la em todos os aspectos.

Concordo que a reciclagem e o desenvolvimento de novas fontes são de extrema importância. Até os greenbuildings – moda nos Estados Unidos e que vêm ganhando adeptos no Brasil – são uma alternativa aos efeitos do aquecimento global. Mas até onde iremos com isso?

Lembro-me de quando era prefeito de Curitiba, na mesma época em que aconteceu a Eco-92 e todos os professores da cidade demonstravam entusiasmo com as possíveis soluções para os problemas ambientais. Mas sempre ressaltei que não basta ser entusiasta, é necessário ter conhecimento. E hoje vivemos um mundo entusiasta da sustentabilidade, porém não há muito conhecimento.
Acredito que três ações são importantes para se tornar mais sustentável, sendo a primeiro a redução do uso do automóvel. É claro que esse item é possível apenas se obrigarmos os dirigentes públicos a proverem suas cidades de um bom e eficiente sistema de transporte.

Além da melhoria dos transportes públicos, morar perto do local de trabalho é indispensável. Hoje, as cidades estão dispersas e isso gera um grande desperdício de energia, até mesmo a do ser humano. Outra atividade, e até mais simples, é a separação do lixo. Em minha opinião, a sustentabilidade reside entre o que você poupa e o que desperdiça. É uma equação simples.

Para termos um mundo melhor para as futuras gerações não devemos esquecer do principal, as crianças. Nosso papel é ensiná-las a desenvolver o senso de responsabilidade em relação à sustentabilidade. Essa marca tem de vir dos pequenos, caso contrário eles serão manipulados de acordo com outros interesses.

:: Aquecimento global

1 jun

Por PLANETA SUSTENTÁVEL

http://planetasustentavel.abril.com.br/home

1 de junho de 2009

Pode parecer um tema batido, mas não é, tenho certeza que ainda vai dar muito o que falar. Na verdade cansamos de falar e ler sobre isso e agora divulgamos outras coisas que estão na moda. O fato é que o aquecimento global vai mudar muita coisa,  veja aqui seis dos possíveis cenários.

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:: O El Niño

18 maio

Por PLANETA SUSTENTÁVEL

http://planetasustentavel.abril.com.br/home

18 de maio de 2009

Quem nao sabe, aprenderá, quem sabe, relembrará… informação como essa nunca é demais. O que eu achei legal é que eles conseguiram explicar muito bem e de uma forma visual.

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:: 36 000 participants au Défi Climat

12 maio

Par MARLÈNE JOSEPH-BLAIS

http://www.journalmetro.com

8 mai 2009

Plus de 36 000 Québécois se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) en participant au Défi Climat cette année.

Ces personnes devront produire une tonne et demie de GES de moins par année. Les résultats totaux équivaudraient à retirer 16 000 voitures de la circulation.

Les participants sont em­ployés par 290 entreprises à Québec et à Montréal. Le porte-parole du Défi Climat, Steven Guilbeault, affirme que l’objectif est de permettre à toutes les régions du Qué­bec d’y participer. Il affirme toutefois que, pour aider, le gouvernement pourrait en faire un projet provincial.

* Pour savoir plus concernant le Défi Climat, cliquez ici.

:: Bixi, blogue et bullshit

12 maio

Par PATRICK LAGACÉ

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace

12 mai 2009

C’est l’histoire d’un blogue sur le vélo. Créé quelque part en 2008 par trois Montréalais: Mélanie Gomez, Jean-Michel Simoneau et Pénélope Riopelle. Nom du blogue: «À vélo citoyens».

Ce blogue, c’est une idée née «spontanément», quand ces trois cyclistes se sont rencontrés «de manière fortuite», expliquent-ils sur «À vélo citoyens».

L’idée? Promouvoir le vélo comme principal moyen de transport à Montréal. Ce sont les mots de Mélanie, Jean-Michel et Pénélope eux-mêmes.

Un bon blogue, je dois le dire. Mis à jour souvent. Bien écrit. Sujets variés.

Les trois amis se sont investis dans cette aventure web. Mélanie a même produit des clips pro-vélo très bien faits, pour le blogue. Jean-Michel allait intervenir sur d’autres blogues, allait commenter des textes du Devoir, invitant les lecteurs à venir lire «À vélo citoyens».

Pour faire la promotion du blogue, Gomez, Simoneau et Riopelle ont créé une page Facebook. Nombre de membres: 1300. Les trois cyclistes avaient, chacun de leur côté, une page Facebook. Mélanie Gomez étant la plus prolifique: 1400 amis.

Les efforts de Gomez, Simoneau et Riopelle ont été récompensés, en juillet 2008. Leur blogue a sorti, en exclusivité, un petit scoop: une photo du prototype du Bixi, le vélo libre-service parrainé par la Ville de Montréal, envoyée par un informateur.

Sur la photo, on voit un type chauve chevauchant le Bixi, sous la pluie.

Quelques jours plus tard, Stationnement de Montréal confirme au blogue «À vélo citoyens» qu’il s’agit bel et bien d’un prototype du Bixi. C’est Alain Ayotte, vice-président de Stationnement de Montréal, qui chapeaute l’implantation du Bixi, qui accorde l’entrevue au blogue.

Voilà. C’est l’histoire, en apparence banale, d’un blogue animé par des citoyens passionnés.

Il n’y a qu’un petit pépin dans l’histoire que je vous raconte ci-haut.

Tout est faux.

Le blogue n’est pas une idée née «spontanément». La rencontre des trois cyclistes-blogueurs n’est pas «fortuite». Pour une raison bien simple: ils n’existent pas!

Gomez, Simoneau et Riopelle ont été créés au 1434, rue Sainte-Catherine Ouest, l’adresse de Morrow Communications, propriété d’André Morrow, qui assure le marketing, les communications stratégiques ou publicitaires de nombreux clients privés et publics.

La boîte de M. Morrow a créé le faux blogue et les faux citoyens pour le compte de son client, Stationnement de Montréal, afin de mousser l’arrivée de Bixi, le service de vélo libre-service lancé ce matin.

Question: ce blogue est-il une arnaque?

***

Jacques Nantel, prof aux HEC, spécialiste du marketing, écoute l’histoire que je viens de vous raconter. Qu’en pense-t-il?

«C’est astucieux, on peut s’entendre là-dessus. Ça joue dans la zone non tracée du web 2.0. C’est à la limite de l’éthique. Mais je ne suis pas prêt à dire que c’est hautement condamnable.»

Pour le prof Nantel, le faux blogue créé par Morrow Communications s’inscrit dans la lignée du marketing de guérilla, «qui est undercover» et représente une technique «qu’on risque de voir de plus en plus dans la prochaine décennie».

– Le vrai du faux est difficile à distinguer…

– Oui, dit Jacques Nantel. Et c’est là que le web 2.0 est à la fois pernicieux et fascinant.

***

Créer un faux blogue animé par des personnes qui n’existent pas, sans jamais révéler qu’il s’agit là d’un rouage d’une campagne de marketing, est-ce une arnaque?

Chez Morrow Communications et chez Stationnement de Montréal, où on a reconnu que le blogue «À vélo citoyens» a été créé de toutes pièces, ma question a été accueillie avec indignation.

André Morrow, qui a eu le contrat de la promotion du Bixi via un appel d’offres: «On a fait du marketing viral, pour faire connaître le principe du vélo en libre-service, en partant de passionnés de vélo, pour susciter de l’intérêt, pour créer un buzz.»

Michel Philibert, directeur, communications-marketing, chez Stationnement de Montréal: «La stratégie virale, ça fait partie de la pub. Non, ce n’était pas de la manipulation. La manipulation, c’est mercantile. Stationnement de Montréal, c’est privé, mais Bixi est un service public. On veut que ça marche.»

Morrow: «Je n’ai aucun problème avec ce blogue, avec cette campagne. Il n’y a pas eu de malversations. C’est legit.»

MM. Morrow et Philibert, interviewés séparément, ont insisté sur le côté «positif» du Bixi, qui vise à pousser les Montréalais à faire du vélo. Positif dans le sens de bon-pour-l’environnement, bon-pour-la-santé.

Ma réponse à MM. Morrow et Philibert: là n’est pas la question.

Le public a été trompé. Jamais on n’a dit aux lecteurs du blogue, aux 1300 membres de la page Facebook d’«À vélo citoyens», aux 1400 amis de «Mélanie Gomez», qu’ils participaient à un effort de marketing souterrain.

Pour André Morrow, qui conseille à l’occasion le maire Gérald Tremblay, la création des personnages Gomez, Simoneau et Riopelle n’a rien de répréhensible. «Il y a des personnages sur Twitter et sur YouTube aussi. Il n’y a rien de mal à ça.»

Dans les bureaux de Stationnement de Montréal, j’ai évoqué la « rencontre fortuite » de Gomez, Simoneau et Riopelle, décrite sur le blogue.

– C’est de la manipulation, ça, non?

– Le mot est gros…

– Et ces trois «personnes», qui interagissaient avec les internautes?

– C’est, dit M. Philibert, une façon de rejoindre les gens.

– Mais c’est un mensonge, ils n’existent pas!

– Si on avait fait un blogue hébergé par Stationnement de Montréal, personne n’aurait été intéressé. Et puis, ça se fait ailleurs…

– Où?

– Je ne sais pas. Mais ça se fait.

***

Michel Philibert a raison. Déguiser une campagne de marketing en mouvement de citoyens qui s’impliquent «spontanément», ça se fait.

Aux États-Unis, on appelle ça de l’astroturfing. Pour AstroTurf : du gazon artificiel. Par opposition aux mouvements citoyens, qu’on qualifie de «grassroot». Traduction : issus du gazon, du terreau. On appelle aussi ça du «sock puppeting», où un internaute se crée une fausse identité, une marionnette virtuelle, pour parler de lui-même.

La grande firme de relations publiques Edelman, par exemple, a été publiquement humiliée pour délit d’ «astroturfing» et de «sock puppeting»: elle animait subrepticement des blogues de faux citoyens faisant la promotion d’un de ses clients, Walmart.

Et ces deux pratiques de l’ombre sont prohibées, sans qu’on y réfère par leurs noms, par le code d’éthique du Public Relations Society of America.

***

Alors, ce faux blogue cycliste animé par Morrow Communications, pour le compte de Stationnement de Montréal, est-ce une arnaque, M. le chroniqueur?

Eh bien, laissez-moi citer Harry G. Frankfurt, prof de philosophie à l’université Princeton. L’homme a écrit un livre sur – sans blague – la bullshit (1). En entrevue, il a eu ces paroles de sagesse:

«L’augmentation du niveau de bullshit dans la vie contemporaine s’explique par l’intensité du marketing dans la société contemporaine…»

Et qu’est-ce que la bullshit, au fait, professeur ?

«Il s’agit d’un manque de considération pour ce qui est vrai et ce qui est faux.»

Ça décrit parfaitement ce qui a été concocté pour vous faire aimer de façon subliminale le vélo libre-service qui est lancé aujourd’hui. Un manque de considération pour ce qui est vrai et pour ce qui est faux.

De la bullshit, créée pour un produit unique et louable: le Bixi.

Mais de la bullshit quand même.

(1) On Bullshit, Princeton University Press, 2005

:: Story of Stuff

8 maio

Por DENIS RUSSO BURGIERMAN

http://veja.abril.com.br/blog/denis-russo

8 de maio de 2009

* Link e sugestão enviados por Silvia Zanforlin

Hoje vou pedir desculpas a você por tomar mais do seu tempo que o normal. Este vídeo aí embaixo tem mais de 20 minutos. Mas vale a pena, garanto. Trata-se de Story of Stuff, de Annie Leonard, especialista em sustentabilidade e em questões ambientais e de saúde.

Annie conseguiu mostrar de um jeito simples, direto, o que tem de errado no nosso jeito de produzir e consumir coisas e, conseqüentemente, na lógica da nossa sociedade. E faz isso deixando claro que o inimigo a ser combatido não é “o capitalismo”, nem mesmo “o consumo”.

É um pensamento até que bastante recente, nascido no pós Segunda Guerra, e que as pessoas aprenderam a acreditar ser a única opção. Não é.

:: L’autoproduction d’électricité

25 abr

Par DANIKA LANDRY

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

UN CHOIX MARGINAL AU QUÉBEC

Les abonnés d’Hydro-Québec qui ont recours aux sources d’énergie renouvelables pour produire une partie de leur électricité demeurent une espèce rare. Seulement neuf Québécois ont été séduits par l’idée, et ce, trois ans après le lancement du projet.

Appelée mesurage net, cette option permet à des autoproducteurs détenant panneaux solaires, éoliennes ou autre système de production d’énergie renouvelable d’injecter leurs surplus dans le système d’Hydro-Québec. Ils obtiennent en échange des crédits sous forme de kilowattheures (kWh), valides pour une période de 24 mois. Seule la consommation d’énergie en provenance du réseau d’Hydro-Québec leur est facturée.

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Résidant de Kirkland, Brian Wilkinson a adhéré au mesurage net quelques semaines après sa mise sur pied. Le président et fondateur de Matrix Énergie, une compagnie de distribution et de fabrication de matériel nécessaire à la production d’énergie renouvelable, attendait ce jour depuis 1985.

«Je voulais démontrer que l’autoproduction est possible, que ce n’est pas trop compliqué», explique l’homme d’affaires. Il s’est lancé dans l’aventure du mesurage net d’abord et avant tout pour acquérir une certaine indépendance énergétique à l’égard du système d’Hydro-Québec.

Au Québec, quiconque souhaite produire une partie de son énergie tout en demeurant raccordé au réseau d’Hydro-Québec doit adhérer au mesurage net. Les autoproducteurs sont autorisés à générer une quantité d’électricité équivalente ou légèrement supérieure à leurs propres besoins. Clients résidentiels, agricoles et d’affaires «de petite puissance» sont admissibles. Le plafond annuel équivaut à 130 000 kWh. À titre de comparaison, la consommation annuelle d’une maison unifamiliale oscille autour de 26 484 kWh.

Jusqu’à présent, le programme a surtout attiré des initiés, concède Hydro-Québec. «Ce sont surtout des gens préoccupés par l’environnement ou qui détiennent des connaissances techniques poussées», explique l’attachée de presse Hélène Laurin.

Complexe et peu rentable

Or, le mesurage net rime rarement avec rentabilité, du moins à court terme. Les économies sur la facture d’électricité pèsent peu comparativement au coût très élevé de l’équipement, de son installation et de son inspection, tous aux frais de l’autoproducteur. Seule l’installation d’un compteur à double registre est assumée par Hydro-Québec.

Bien que peu loquace à ce sujet, Brian Wilkinson affirme avoir déboursé de 15 000 $ à 20 000 $ pour son système. Celui-ci, composé de huit panneaux solaires – la forme d’énergie privilégiée par les Québécois adhérant au mesurage net –, lui permet de produire de 8 % à 10 % de l’énergie nécessaire au fonctionnement de sa maison.

«Pour le moment, au Québec, [installer un tel système] n’est pas une question de rentabilité. C’est purement un choix personnel», martèle cet apôtre de l’autoproduction, qui prévoit voir les bénéfices de son investissement dans quelques décennies.

Professeur de gestion à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau partage cet avis. En raison du prix des installations, «ça coûte certainement plus que 20 sous le kWh pour produire avec du solaire, par exemple, alors qu’Hydro-Québec crédite 6 ou 7 sous du kWh», illustre ce spécialiste des politiques énergétiques, qui y voit une perte financière.

Pas étonnant, donc, que les citoyens désirant faire leur part choisissent plutôt de réduire leur consommation, soutient quant à lui André Fauteux, éditeur de La maison du 21e siècle, une revue sur la maison écologique.

Pas une priorité ici

Hydro-Québec reconnaît que l’investissement initial des autoproducteurs est très élevé. Mais la société d’État refuse de se laisser émouvoir. «Le mesurage net est un service de plus que l’on offre […] pour faciliter l’autoproduction, fait valoir Hélène Laurin. Nous n’offrons pas cette option dans le but d’acquérir de nouveaux kWh.»

Au point de vue juridique, Hydro-Québec ne peut acheter de l’électricité sans qu’il y ait processus d’appel d’offres. Il lui est donc impossible d’emboîter le pas à l’Ontario et d’offrir des redevances aux autoproducteurs.

Mais ce n’est peut-être qu’une question de temps. «Des démarches sont en cours actuellement afin de développer d’autres façons de faire, assure la responsable des relations médias du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Hélène Simard. Tel que mentionné dans la Stratégie énergétique du Québec, le gouvernement veut aller encore plus loin et faire en sorte que les particuliers et les entreprises qui le souhaitent puissent vendre à Hydro-Québec l’excédent de leur production.»

«Pour Hydro-Québec, l’autoproduction sert essentiellement à faire taire les critiques selon lesquelles elle y est opposée, croit pour sa part Pierre-Olivier Pineau, qui estime que le mesurage net est d’abord une opération de marketing. Sur le plan international, c’est à la mode d’avoir de petits producteurs solaires ou de la micro-éolienne.»

:: La carte mondiale du vin change

23 abr

Par SUSANNE SAYERS

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

Para dar continuidade à série de artigos sobre vinhos às quintas-feiras, vejam esta matéria que saiu ontem no Jornal du Métro de Montréal. En français…

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Le réchauffement climatique menace les plus grands vignobles, mais présente de nouvelles occasions pour certains producteurs.

Controverse à l’horizon : un des vins qui a décroché en 2007 une Silver Medal à la compétition Effervescents du Monde, le championnat mondial des vins pétillants ne provenait pas d’Espagne, d’Italie, ni même de France, mais du Danemark! Deux autres récompenses sont allées à des produits anglais.

C’est un signe qui démontre que l’avenir du vin ne repose pas que sur les épaules des régions vinicoles traditionnelles. Les changements climatiques modifient la carte mondiale du vin et le font rapidement. Les experts prévoient que les régions classiques – anciennes ou récentes – comme la
vallée du Rhône, en France, Rioja, en Espagne, Napa, en Californie ou Chianti, en Italie, pourraient ressentir bientôt les effets du réchauffement. Dans les faits, plusieurs secteurs les sentent déjà.

Les raisins peuvent pousser dans un climat très chaud. Et le réchauffement des dernières décennies a profité à presque toutes les régions. Cependant, il y a une limite. La température peut être trop élevée. Si le raisin mûrit trop vite, il sera difficile de produire un vin de qualité où le dosage d’alcool est équilibré par l’acidité. En fait, c’est déjà un défi avec lequel les vignerons doivent composer.

Changements d’habitudes

Il y a 50 ans, la plupart des vins contenaient habituelle-ment 11 ou 11,5 % d’alcool. Aujourd’hui, la norme est plutôt de 13 ou 13,5 %, et on retrouve des vins avec plus de 17 % d’alcool, aussi forts qu’un gin-tonic. Au détriment de ce qui fait vraiment un bon vin, au dire des connaisseurs.

Ce qui ne veut pas dire que les régions classiques doivent baisser les bras ou migrer vers le nord. Les spécialistes croient que l’irrigation devrait être une option là où elle n’est pas permise, comme dans presque toute la Médi­terranée. On suggère aussi que le taux d’alcool soit diminué artificiellement. Mais les viticulteurs traditionnels semblent chatouilleux quand vient le temps de changer des méthodes vieilles de plusieurs siècles.

Toutefois, les changements s’effectuent, comme en Alsace, en France, région réputée pour son blanc. L’endroit vire au rouge, puisque le vin blanc est meilleur dans des conditions plus fraîches. Ce qui nous ramène au Danemark qui, comme la Suède, l’Ukraine ou la Finlande, peut produire du vin et gagner des prix à mesure que la planète se réchauffe.

:: Un 14e Jour de la Terre au Québec

22 abr

Par STEVEN GUILBEAULT

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

Foisonne­ment : le fait d’abonder, de se développer, de se multiplier. C’est ce mot qui me vient à l’esprit quand je pense à la programmation 2009 du Jour de la Terre.

Pour voir le clip officiel de la campagne 2009, cliquez ici.

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Au Québec, on a organisé pas moins de 213 activités pour cette seule journée du 22 avril. Je vous donne quelques exemples : des membres de l’équipe de l’Aluminerie de Bécancour mettront leur tuque et leurs mitaines pour venir travailler en vélo; au complexe Desjardins de Montréal, il y a le Salon S.O.S. Terre, où on attend 20 000 participants ; et la Ville de Sainte-Julie en Montérégie lancera son plan vert.

Et je ne parle même pas des activités dans les musées ainsi que dans un nombre impressionnant d’écoles!

Un nombre grandissant

Tout se passe comme si le développement durable était sorti des cercles de spécialistes pour être mis en œuvre par un nombre grandissant de citoyens, d’organisations et, il faut le dire, d’entreprises.

Il y a cependant un bémol à ce tableau très impressionnant; c’est le comportement de certains secteurs de la classe politique canadienne et québécoise.

Au Canada, avec les conservateurs au pouvoir, le bilan est plutôt désastreux. Sur le front de la lutte aux changements climatique, leur mauvaise foi évidente a succédé aux hésitations paralysantes des libéraux. Résultat net : depuis 1990, les émissions canadiennes ont augmenté de 26 % au lieu de baisser de 6 % tel que le pays s’était engagé à le faire en signant le Protocole de Kyoto.

Au Québec, les progrès seraient nettement plus marqués, si le gouvernement en place ne multipliait pas les projets d’infrastructures autoroutières. Ceux-ci, une fois terminés, permettront à quelque 100 000 automobilistes de plus d’accéder au centre-ville de Montréal!

2009 est une année cruciale, parce qu’en novembre, se tiendra à Copen­­ha­gue, une conférence internationale pour don­ner un successeur à Kyoto.

Nous au­rons besoin de toute l’effervescence manifestée à l’occasion de ce Jour de la Terre pour pousser certains de nos dirigeants à prendre les décisions qui s’imposent pour la santé de celle qui est mise à l’honneur aujourd’hui : la Terre.

:: Agriculteurs urbains contre la crise

22 abr

Par EMMA E. FORREST

http://www.journalmetro.com

22 avril 2009

METRO WORLD NEWS À LONDRES

Avec la flambée des prix des aliments et les budgets des ménages à la baisse, les citoyens sont nombreux à revenir à la terre. Et pas seulement à la campagne : en ville aussi!

Les fermiers urbains poussent comme de la mauvaise herbe aux quatre coins du globe, utilisant chaque pouce d’espace vert. Même les Obama s’y sont mis. Il y a quelques semaines, Michelle Obama a officiellement ouvert son jardin à la Maison-Blanche, le premier depuis la Seconde Guerre mondiale. Le jardin doit nourrir la première famille des États-Unis, mais aussi sensibiliser les citoyens à manger des produits frais et bons pour la santé.

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«Les gens veulent économiser des sous, mais aussi ils recherchent aussi des produits plus frais, plus goûteux. Ils veulent transmettre ça à leurs enfants et être plus conscients de ce qui se retrouve dans leur assiette», explique Guy Barter, à la tête de la chaîne d’horticulture RHS.

Les ventes de semis pour légumes de Burpee, la première compagnie dans le secteur, ont bondi de 30 % l’année dernière, les fèves, les tomates, la laitue, les carottes, les concombres et les courges étant les plus populaires. «Grow your own» (Faites-les pousser vous-même) est aussi le thème du prochain 20th Hampton Court Palace Show à Londres, l’événement international de jardinage le plus important du monde.

Aux États-Unis, il existe un nouvel engouement pour les victory gardens, des lots qui reprennent l’élan patriotique de production de légumes de l’après-Seconde Guerre mondiale. Ces «victory gardens» contemporains se targuent de gagner la guerre contre la montée des prix des aliments, contre le quasi-monopole des supermarchés et contre le réchauffement climatique.

Économiques et écologiques

Les jardins urbains sont économiques. Burpee estime qu’un sachet de 3 $ de graines de tomates produit l’équivalent de 1 000 $ de tomates achetées au marché. L’action est aussi bonne pour l’environnement, puisque la culture est biologique (à moins d’utiliser des pesticides) et que les aliments ne voyagent pas. Finalement, les jardins urbains fournissent des aliments sains, donc c’est bon pour la santé.

L’engouement pour les espaces verts ne se dément pas. À Londres, par exemple, il y a une liste d’attente de 10 ans pour avoir un lopin dans un jardin communautaire. La Guerilla Gardening a ainsi été créée dans la ville pour pallier la situation. L’organisme encourage les citoyens à transformer des espaces vacants en jardins. Les mégots de cigarettes sont ainsi remplacés par du romarin et de la laitue.

Selon l’International Office of Allotment and Leisure Garden Societies, les jardins urbains contribuent à la sauvegarde de la biodiversité d’une ville. Une étude que le groupe a menée en Allema­gne indique que ces jardins produisent 59 sortes de fruits et 114 sortes de légumes, comparativement aux 30 fruits et 35 légumes différents qu’on retrouve dans la production commerciale. Ils ont aussi recensé 22,4 plantes ornementales par 100 m2 dans les jardins, contre seulement 0,5 dans les parcs urbains.